Pour cette sélection des podcasts du mois de janvier, rions avec le Gargantua de Rabelais et place à nos chers disparus, qui ont tant à nous dire, de l’ingénieur français Pierre Schaeffer à la courte existence de cette mère morte des suites du sida, que sa fille cherche à comprendre.
Quelle chance d’avoir pour lecteurs Laurent Stocker et sa compagne, la comédienne Yaël Elhadad ! Parce que c’est si beau de les entendre se répondre sur La Princesse de Clèves et la fameuse scène du ruban. Ou encore sur ces vers que l’on connaît tous, « Il n’y a pas d’amour heureux », et que Laurent Stocker a d’abord entendus par la voix de Léo Ferré. C’est par le chanteur qu’il a « connu » Aragon. Et de commencer ainsi : « Pourquoi lire de la poésie aujourd’hui ? Pour refuser que le monde ne se réduise à du bruit : la poésie nous rend à nous-mêmes. »
Autre admiration : le Gargantua de Rabelais : « Il y a dans ce livre une force primitive et une joie incroyable. C’est une initiation à la liberté. Gargantua rit de tout avec férocité, mais jamais avec mépris. Lire Gargantua, c’est plonger dans une langue vivante délirante, qui invente à chaque ligne. » Il le lit ici en français moderne. D’abord un extrait du chapitre 6 puis du 7, dans lequel Rabelais pose la question du langage. Magie de l’entendre lire ici ainsi, avec autant d’intelligence sensible.