Aziz Akhannouch n’est pas candidat à sa réélection. Le chef du gouvernement marocain l’a fait savoir de façon détournée, dimanche 11 janvier, en déclarant qu’il ne briguera pas un troisième mandat à la présidence de son parti, le Rassemblement national des indépendants (RNI).
En renonçant au poste qu’il occupe depuis dix ans et avec lequel il a remporté les élections législatives de 2021, l’homme d’affaires de 65 ans n’acte pas seulement son départ à la tête de la première formation politique au Parlement : il tire un trait sur sa possible reconduction à la primature.
Le premier ministre devant être membre du parti ayant remporté les élections, sans forcément en être le dirigeant, Aziz Akhannouch pourrait, en théorie, être renommé chef du gouvernement par le roi Mohammed VI, à la condition que le RNI remporte le prochain scrutin législatif, qui devrait se tenir en septembre. Mais personne n’imagine qu’il en soit ainsi.
Sa décision, qu’il a qualifiée de « définitive », a ainsi eu l’effet d’« une bombe », selon le journal La Vie éco, dont Aziz Akhannouch est propriétaire, et « pourrait constituer un tournant dans la vie politique marocaine », estime le média en ligne Le360, l’un des plus lus du royaume. La surprise est d’autant plus grande que la veille, lors d’un conseil national du RNI, Aziz Akhannouch avait confirmé la prolongation des mandats de toutes les instances du parti.