Inculpé en octobre 2025 par la justice américaine, Chen Zhi, figure centrale de la cyberfraude en Asie du Sud-Est, a finalement été remis par le Cambodge… à la Chine. Son extradition express, le 7 janvier, est présentée par les deux pays comme l’aboutissement de longs mois d’enquête conjointe.

L’essentiel est sauf : Pékin et Phnom Penh évitent ainsi que Washington ne mette la main sur un acteur de premier plan, dont les protections au plus haut niveau de l’Etat cambodgien – et les services rendus à la Chine – en faisaient un détenteur de secrets politiquement sensibles. Le jeune oligarque sino-cambodgien, montré menotté et entravé à sa descente d’avion à Pékin, est aujourd’hui accusé par la police chinoise d’être à la tête d’un des « plus importants réseaux criminels transfrontaliers de jeux clandestins et de fraude ». La Chine tient aussi à sa part de gâteau : les crimes de Chen Zhi ont coûté l’équivalent de dizaines de milliards de yuans à une myriade de victimes chinoises, qu’il lui faut rapatrier ou liquider avant que les Etats-Unis ne les saisissent…

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