Lors de sa première visite d’Etat à l’étranger après son retour à la Maison blanche, à Riyad, le 13 mai 2025, le président Donald Trump s’est livré à une critique en règle de l’interventionnisme américain au Moyen-Orient, responsable d’aventures désastreuses en Afghanistan et en Irak. « Les soi-disant ‘‘bâtisseurs de nations’’ ont ruiné plus de nations qu’ils n’en ont bâties – et les interventionnistes sont intervenus dans des sociétés complexes qu’ils ne comprenaient même pas », a-t-il fustigé. La fin de l’interventionnisme politique et militaire dans la région, qui a dominé un demi-siècle de politique étrangère et de défense, est actée dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale, publiée par la Maison blanche, le 5 décembre 2025.

La vision qu’elle présente d’un Moyen-Orient « apaisé », désormais terre d’investissements et de partenariats, semble très optimiste alors que de la bande de Gaza à l’Iran, en passant par le Liban, la Syrie et le Yémen, les conflits sont loin d’être résolus, si ce n’est éteints, et que la perspective d’une normalisation des relations entre l’Arabie saoudite et Israël, clé d’une stabilisation régionale aux yeux de Donald Trump, est compromise. Mais, malgré l’omniprésence américaine sur tous ces dossiers, le Moyen-Orient a été relégué en bas des priorités trumpiennes. La fin de la dépendance énergétique américaine aux pétromonarchies du Golfe, l’affaiblissement de l’Iran et la volonté de sortir des « guerres sans fin » l’expliquent.

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