Deux jours après les frappes militaires américaines contre le Venezuela, qui ont fait 100 morts et conduit à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, on a demandé au chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, si les Etats-Unis dirigeaient le Venezuela. Sa réponse reflète parfaitement la philosophie du président des Etats-Unis Donald Trump, en matière de gouvernance.
« Vous pouvez parler autant que vous voulez des bonnes manières internationales et de tout le reste, mais nous vivons dans un monde… gouverné par la force, gouverné par la puissance », a-t-il déclaré à Jake Tapper, journaliste à CNN. « Ce sont les lois d’airain du monde depuis la nuit des temps… Nous sommes aux commandes parce que nos forces armées sont stationnées à l’extérieur du pays. »
Trois jours plus tard, Trump a accordé une interview à un groupe de journalistes du New York Times, au cours de laquelle on lui a demandé : « Voyez-vous des freins à votre pouvoir sur la scène mondiale ? Y a-t-il quelque chose qui pourrait vous arrêter ? » Trump a répondu : « Oui, il y a une chose. Ma propre moralité. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter, et c’est très bien ainsi. » « Pas le droit international ? », a renchéri un autre journaliste. Et Trump de rétorquer : « Je n’ai pas besoin du droit international. Je ne cherche pas à faire du mal aux gens. »