« Enfin ! », se félicitent les uns. « Hélas ! », regrettent les autres. Plus de vingt-six ans après le début des négociations, la Commission européenne a signé l’accord commercial avec les quatre pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Cela s’est fait, samedi 17 janvier, à Asuncion, la capitale du Paraguay, qui occupe la présidence tournante de l’organisation sud-américaine. « Aujourd’hui, nous écrivons l’histoire », s’est félicitée Ursula von der Leyen.

La veille, la présidente de la Commission avait fait escale au Brésil, à Rio de Janeiro, pour y rencontrer le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva et le remercier de son aide. Elle lui a ainsi offert une session de rattrapage, alors que l’affaire aurait dû être conclue le 20 décembre 2025, à Foz do Iguaçu, sous présidence brésilienne du Mercosur.

Le photographe d’Ursula von der Leyen était déjà sur place pour y faire des repérages, quand il avait fallu, le 18 décembre, annuler, in extremis, le déplacement de la présidente de la Commission. La présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, venait en effet de demander à Bruxelles une dernière concession, dont dépendait son soutien au traité. Or, sans Rome, l’exécutif communautaire n’avait plus la majorité qualifiée requise des Etats membres, qui lui permettait d’engager l’Union européenne (UE) avec le Mercosur. Dès lors que la France, la Hongrie, la Pologne, l’Autriche et l’Irlande envisageaient de s’y opposer, le compte n’y était pas.

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