L’histoire semblait écrite à l’avance dans le Projet 2025, rédigé par le centre de réflexion conservateur Heritage Foundation, quelques mois avant la réélection de Donald Trump, en novembre 2024. Dans ce document, dressant les grandes lignes de la politique étrangère des Etats-Unis, le continent africain apparaît comme la dernière roue du carrosse diplomatique de « Trump II ». Le sujet est aussi évacué en trois paragraphes, centrés sur l’exploitation du potentiel économique de « l’Afrique utile », en toute fin de la stratégie nationale de sécurité.

A cet égard, le 47e président des Etats-Unis ne se différencie pas vraiment de ses prédécesseurs. « Si son désintérêt (…) pour l’Afrique est assorti d’une ostensible condescendance et d’un mépris confinant à l’insulte, il s’inscrit dans le droit fil du “benign neglect” [l’indifférence calculée] qui a toujours caractérisé la politique des présidents américains successifs envers le continent », observe Niagalé Bagayoko, présidente de l’African Security Sector Network.

Une deuxième lecture de cette première année de mandat se dessine : l’Afrique n’échappe pas à l’hyperactivisme du président. Le continent figure à son agenda, il est soumis aux mêmes injonctions, parfois contradictoires, que le reste du monde : isolationnisme, rêve impérial version MAGA (« Make America Great Again »), ambition à être un « faiseur de paix » tout en livrant une guerre économique à la Chine et en bombardant l’Iran.

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