Une unanimité inhabituelle s’est installée en France autour d’Emmanuel Macron, depuis le mardi 20 janvier. De la petite ville suisse de Davos, le chef de l’Etat, lunettes d’aviateur sur le nez, a répliqué aux menaces grandissantes proférées par le président américain, Donald Trump, déterminé à faire main basse sur le Groenland. Prônant « le respect plutôt que les brutes », Emmanuel Macron a déploré que les Etats-Unis « cherchent à affaiblir l’Europe », et a évoqué des mesures concrètes de rétorsion. « L’Europe dispose d’outils très puissants, et nous devons les utiliser lorsque nous ne sommes pas respectés », a poursuivi le chef de l’Etat en référence à l’instrument anticoercition de l’Union européenne (UE). Ce changement d’ambiance a été accompagné par ses alliés européens, à l’instar du premier ministre belge, Bart De Wever, pour qui « on frôle le point de rupture » avec les Etats-Unis.

A Paris, au même moment, le premier ministre, Sébastien Lecornu, déclenchait l’article 49 alinéa 3 de la Constitution et sonnait le début de la fin du feuilleton budgétaire, en cours depuis trois mois. Si deux motions de censure ont été déposées par le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) – examinées vendredi 23 janvier –, la fin des débats est en vue. « C’est bien que maintenant ça s’arrête, il était temps », assumait, mercredi 21 janvier, devant la presse parlementaire, le chef de file des députés LR, Laurent Wauquiez. « Dans un contexte où la menace géopolitique sur la France et l’Europe n’a jamais semblé aussi forte depuis la fin de la guerre froide, on est prisonniers de petits débats médiocres », a déploré le député de la Haute-Loire, jugeant qu’il ne serait pas « sérieux de faire tomber un gouvernement » dans un tel moment. « J’apporte mon total soutien à ce que fait en ce moment la diplomatie française », a-t-il lancé.

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