Massés derrière le grillage qui enclôt l’« annexe », le quartier sécurisé réservé aux femmes et aux enfants de djihadistes étrangers dans le camp de détention d’Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, des garçons originaires d’Asie centrale racontent, aux gardes dépêchés par le ministère de l’intérieur syrien, leur quotidien depuis sept ans sous la garde des Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes). Ceux qui ont plus de 12 ans ont vécu cachés pour ne pas être emmenés dans un centre de détention réservé aux adolescents à Kamechliyé.

« Je veux partir d’ici et trouver un emploi, pour vivre, en Syrie. Je ne connais que la Syrie. Si je rentre dans mon pays, l’armée va m’emmener », dit Abdallah, un Tadjik de 13 ans, qui n’a donné que son prénom. Il est sans nouvelles de son père depuis la bataille de Baghouz, le dernier bastion de l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie, repris par les FDS avec le soutien de la coalition internationale anti-EI en 2019. Comme des dizaines de milliers d’autres femmes et enfants de djihadistes, lui avait été amené par les forces kurdes, avec sa mère, ses frères et sœurs, au camp d’Al-Hol.

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