Les pneus sont de nouveau autorisés à l’importation en Algérie. Après des années de pénurie, dues autant aux dysfonctionnements administratifs qu’à des limitations d’achats à l’étranger pour encourager la production nationale – à ce stade incapable à répondre à la demande –, les équipementiers allemand (Continental) et italien (Pirelli) ont été sollicités pour alimenter le marché algérien.
Il aura fallu l’émotion populaire soulevée par l’accident d’un bus à El-Harrach, en banlieue d’Alger, en août 2025, qui a fait dix-huit morts et vingt-cinq blessés, pour convaincre les autorités algériennes de rééquiper, par l’importation, une flotte de véhicules – lourds comme légers – vieillissante et devenue dangereuse sur les routes.
Un pas en avant, un pas en arrière ? La maîtrise du commerce extérieur, grevé par une envolée spectaculaire des importations (+ 28 %) au premier semestre 2025, dans un contexte où la baisse des cours du pétrole pèse sur les recettes des ventes d’hydrocarbures, cause bien des tracas à Alger. La liste est longue des mesures de contingentement prises puis contredites au gré des aléas de l’actualité.