La marine nationale française a arraisonné, jeudi 22 janvier, au matin en mer Méditerranée « un navire pétrolier en provenance de Russie » et suspecté d’appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d’agression contre l’Ukraine », a annoncé Emmanuel Macron.

Ce navire, le Grinch [dont le numéro IMO est 9288851] figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de Carl sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis. Selon le site Marinetraffic, spécialisé dans le suivi des navires, au moment de son arraisonnement, il faisait route vers l’Est, entre Almeria (Espagne) et Oran (Algérie).

Ce pétrolier, « sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon », a été intercepté « avec le concours de plusieurs de nos alliés », précise le président français dans un message sur X, ajoutant que « le navire a été dérouté » et qu’une « enquête judiciaire est ouverte ».

Le Grinch est un pétrolier relativement âgé, sorti des chantiers navals sud-coréens il y a 22 ans. Il navigue sous pavillon des Comores, connu pour enregistrer des navires de la flotte fantôme russe. La société qui gère ce pavillon, pour le compte des autorités comoriennes, a été épinglée pour la première fois par Bruxelles dans son 19? paquet de sanctions contre la Russie, adopté le 23 octobre 2025.

Le préfet maritime de Méditerranée a donné plus de détails dans un communiqué sur cette « action menée en coopération avec nos alliés dont le Royaume-Uni », qui s’est déroulée « en haute mer » entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, à bord du « pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk », port arctique de la Mer de Barents, le 28 décembre 2025.

Il appartient à la société Cube Ventures Shipping SA, domiciliée aux îles Marshall. Depuis juillet 2022, il a changé à cinq reprises de pavillon, ce qui est souvent le cas des navires de la flotte fantôme russe qui tentent d’échapper à l’attention des autorités occidentales.

Cette opération « visait à vérifier la nationalité (du) navire », dont « l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré », ce qui a donné lieu à « un signalement au procureur de Marseille », développe la préfecture maritime, indiquant que le navire « est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications ».

Pour Emmanuel Macron, cet arraisonnement réalisé « dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer » démontre que la France est « déterminé(e) à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions » contre la « flotte fantôme » russe, dont « les activités contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine ».

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