Une longue accolade avec le maire (divers gauche) de Marseille, Benoît Payan, sur une estrade surveillée par des policiers cagoulés et main sur leur arme. Des larmes qui lui montent aux yeux face à l’accueil euphorique des sympathisants du Printemps marseillais. Amine Kessaci a officialisé, dans une très forte émotion, lundi 26 janvier, sa candidature aux municipales sur la liste d’union de la gauche qui entend conserver Marseille aux élections de mars.
Moins de trois mois après l’assassinat de son frère cadet Mehdi, le 13 novembre 2025, par un commando de tueurs, le jeune militant, figure de la lutte contre le narcotrafic, toujours sous haute protection, a accepté de se présenter dans sa ville, au côté du maire sortant. A 22 ans, le militant écologiste occupera « un rôle central (…), au cœur du cœur du dispositif », a assuré Benoît Payan, qui a toutefois refusé de clarifier la position qu’il entend donner à ce soutien de poids. Selon plusieurs sources, Amine Kessaci pourrait se voir attribuer la troisième place sur la liste du Printemps marseillais et être le premier candidat masculin derrière le maire. Il ne sera pas, en revanche, présent sur la liste du 7e secteur, où il a longtemps vécu.