A l’occasion d’une conférence de presse tenue lundi 26 janvier, des collectifs et des structures des secteurs de la culture, de la recherche et de l’enseignement supérieur ont dénoncé la suspension, par le gouvernement français, de l’éligibilité des artistes et des scientifiques de Gaza au programme Pause.
Placé sous la tutelle de quatre ministères, ce dispositif permet l’accueil en urgence d’artistes et de scientifiques étrangers en danger, grâce à un financement conjoint de l’Etat (60 %) et des structures d’accueil (40 %) pour une durée d’un an renouvelable.
Depuis qu’Israël a lancé son offensive dévastatrice contre l’enclave palestinienne, en représailles aux massacres menés par le Hamas, le 7 octobre 2023, 41 lauréats gazaouis ont été évacués depuis Gaza ou l’Egypte, la dernière fois le 11 juillet 2025. Alors que les structures d’accueil attendent depuis des mois la relance des évacuations, interrompues par la France en août 2025 à la suite de propos antisémites tenus par une étudiante gazaouie, Nour Attaalah, pourtant non lauréate de Pause, et reprises au compte-gouttes depuis fin octobre – pour des personnes hors programme Pause –, le couperet est finalement tombé : dans un courrier du 22 janvier, les responsables du programme ont annoncé aux structures d’accueil que les Gazaouis sont désormais exclus du dispositif, « car le gouvernement français ne peut pas les évacuer ».