Après deux démissions au sein de sa direction, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) 2030 a annoncé dans un communiqué, mardi 27 janvier, le lancement d’une « mission » afin de garantir au projet « une organisation plus lisible, stable et opérationnelle ». Aucun détail n’est apporté sur la ou les personnes qui mèneront cette mission, mais selon les informations de l’AFP, que Le Monde est en mesure de confirmer, le nom d’Etienne Thobois, ancien directeur général des Jeux de Paris 2024, est évoqué.
Vendredi, la ministre des sports, Marina Ferrari, avait demandé « une clarification rapide et complète sur la gouvernance et la stabilité » du Cojop après l’annonce du départ du directeur de la communication, Arthur Richer, moins de deux mois après celui de la directrice des opérations, Anne Murac, le 9 décembre 2025.
Lors d’un bureau exécutif du comité d’organisation, lundi, les différentes parties prenantes – le gouvernement, les comités olympique et paralympique, les régions hôtes Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes – ont « conduit un échange approfondi sur le fonctionnement et la gouvernance » du Cojop, selon le communiqué.
Elles se sont mises d’accord sur le lancement d’une « mission d’accompagnement », avec « pour objectif de formuler des propositions opérationnelles, budgétairement soutenables et adaptées aux spécificités du projet ». La mission devra établir un « diagnostic fondé sur l’analyse d’organisations de référence et des besoins spécifiques du projet ».
Est également prévue « une phase de coconstruction associant étroitement les équipes du Cojop, le Comité international olympique et les instances internes ». En termes de calendrier, le communiqué annonce « la présentation d’une organisation consolidée à l’issue des Jeux de Milan Cortina [du 6 au 22 février] et de la mission conduite, lors du bureau exécutif du 19 mars ».
Vendredi dernier, une source proche du comité d’organisation avait expliqué le départ du directeur de la communication en raison d’un « désaccord sur la stratégie à mettre en place ». Une source proche du dossier avait également fait état de « tensions en interne » au Cojop, mais « aussi en externe » avec les institutions du monde sportif, autour des « choix politiques », « stratégiques » ou « managériaux » déjà pris ou à prendre, dans un contexte de divergences entre certains responsables parisiens et des acteurs issus des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.
Des crispations existent également au niveau local autour de la répartition de la charge financière. « Si nous rencontrons des difficultés, c’est parce que je porte une ambition des plus élevées », avait réagi, dimanche sur le réseau LinkedIn, le président du Comité d’organisation des JO d’hiver 2030, Edgar Grospiron.