Edouard Philippe est un homme de rituels. Maire du Havre (Seine-Maritime) depuis qu’Antoine Rufenacht (UMP) lui a cédé sa place, en 2010, il a pris pour habitude de lancer ses différentes campagnes électorales depuis la même salle communale que son mentor. Une tradition à laquelle il ne déroge pas cette année. Sans suspense, le président d’Horizons doit officialiser sa candidature à sa réélection pour les élections municipales de mars, lors d’une première réunion publique tenue dans la petite salle des fêtes François-Ier, mercredi 28 janvier en début de soirée.
Réélu avec aisance à la tête de la cité portuaire en 2014 et 2020, l’ancien premier ministre (2017-2020) de 55 ans n’entend pas enjamber cette élection, voyant ce mandat d’édile comme un marqueur de son identité politique et une marche incontournable vers l’Elysée. S’il était battu, il ne serait « pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français » en avril 2027, selon ses mots. « Pour lui, c’est quitte ou double », reconnaît le trésorier d’Horizons, François Goulard.