Et si l’IA était la meilleure alliée de la flemme en entreprise ?

« Flemme. » Si vous hébergez un ado à la maison, vous avez sans doute entendu cette molle célébration de l’inactivité, servie sur un ton aussi consistant qu’un Chamallows. N’oublie pas de débarrasser la table du petit déjeuner. « Flemme. » On est là face au refus du moindre effort érigé en mode de vie qui, s’il peut chroniquement énerver le parent, en fait le fascine – qui n’a pas envie ou besoin de lever le pied dans un monde de changements incessants et de burn-out épidémiques ? Pas étonnant que, d’après une étude menée par Censuswide auprès de 1 500 personnes, « flemme » soit le mot d’argot préféré des Français, cité par 27 % des individus interrogés.

Néanmoins, l’adulte est beaucoup plus mal placé que l’enfant pour en faire usage au quotidien, surtout dans le monde du travail. L’entreprise est cet univers où il est difficile, voire impossible, d’assumer ouvertement sa flemme, alors que celle-ci y est endémique. Et c’est là qu’arrive le point-clé de notre hypothèse : le déploiement de l’intelligence artificielle (IA), qui semble se faire ouvertement au nom d’un désir de performance, prospère en sous-main en flattant notre fibre flemmarde. Le succès de cette technologie doit s’envisager à l’aune de ce double niveau de lecture.

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