Ce n’est pas si commun, chez les gens de pouvoir : Marine Le Pen n’est plus maîtresse du temps. Après avoir retardé, par tous les moyens possibles, l’échéance de son procès pour détournement de fonds, ce n’est plus la justice qui attend ; c’est elle. Mardi 3 février, le réquisitoire de l’accusation dans le procès des assistants parlementaires du Front national donnera, peut-être, un premier signe de son avenir politique.

L’attente, cela se soigne : depuis le début de son procès en appel, le 13 janvier, Marine Le Pen se pose en figure incontournable de l’extrême droite, au soutien de ses ouailles et de ses idées, imprimant un décalage étonnant avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN). Samedi 31 janvier, la première est allée soutenir les candidats aux élections municipales du parti en Moselle, pendant que le second participait à sa quinzième et dernière séance de dédicaces de son livre dans un village de l’Indre, avant d’enfin s’investir dans ces élections locales.

Dans un format rappelant davantage une précampagne présidentielle, la double finaliste de l’élection suprême a consacré quatre-vingt-dix minutes à une table ronde en Moselle avec des professionnels de santé, égrainant les mesures d’un parti qui peine à se crédibiliser sur ce sujet. Un déplacement les mains dans les poches : interrogée sur le programme des candidats RN aux élections municipales en termes de santé, Marine Le Pen répond que ce n’est pas aux communes, ni aux intercommunalités, de pallier les défaillances de l’Etat.

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