« Question confiance en soi, j’ai enfin eu le déclic », pose Patrice (les personnes citées par un prénom ont requis l’anonymat), 54 ans, au moment d’évoquer les fruits de sa pénoplastie. Soit une intervention de la médecine esthétique visant à modifier – à l’appui d’une chirurgie, ou non – les proportions du pénis. Miné par le syndrome du vestiaire, soit la crainte de se déshabiller devant ses camarades, cet ouvrier a finalement décidé, après cinq ans de réflexion, de recourir à l’opération à l’été 2025. Le procédé choisi ? « La section des ligaments suspenseurs à la racine du pénis. En ôtant ces “freins”, on allonge la taille du sexe au repos », détaille l’Alsacien. Bilan de l’opération, réalisée sous anesthésie générale : 2 centimètres gagnés en longueur.

Un chiffre qui compte – mais certainement pas pour sa compagne. « Elle m’a toujours répété qu’elle ne voyait aucun problème chez moi », plaisante le quinquagénaire, qui reconnaît que les mensurations de sa verge n’ont jamais affecté sa sexualité. L’embarras se situait ailleurs. « Mon travail dans la métallurgie a usé mon dos, au point de déclencher des contractions en continu au niveau de mes parties intimes. Ce qui les a fait rétrécir. Et aggravé un complexe déjà préexistant, entre moi et moi-même », déplore celui pour qui ce malaise est désormais relégué au placard. La preuve : c’est désormais sans gêne que Patrice se dénude devant les autres. Une victoire personnelle vécue comme une délivrance, vis-à-vis du « diktat social, qui pousse à percevoir les sexes modestes comme honteux ».

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