Si le nombre de cancers continue d’augmenter dans le monde, on arrive de mieux en mieux à évaluer la part des facteurs responsables de leur développement, et donc, potentiellement, à les éviter. C’est en substance le message que veulent faire passer les chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Lyon, dans une étude publiée mardi 3 février dans la revue Nature. Elle corrobore, à l’échelle planétaire, les résultats d’une précédente enquête publiée en France en 2018, et dans d’autres régions du monde.
En se basant sur ces travaux précédents, les chercheurs ont évalué que 7,1 millions des 18,7 millions de cancers survenus en 2022 au niveau mondial avaient été causés par 30 facteurs dits « modifiables », c’est-à-dire sur lesquels il est possible d’agir en amont de la maladie, par opposition avec d’autres facteurs génétiques. La liste établie par le CIRC réunit des facteurs en lien avec les modes de vie, comme la consommation de tabac, d’alcool, l’obésité, le manque d’activité physique, l’exposition au soleil, mais aussi des agents infectieux (pour certains desquels il existe une vaccination), l’exposition à la pollution de l’air et à 13 substances reconnues comme cancérogènes dans le cadre du travail (amiante, arsenic, etc.).