Le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a déclaré vendredi 6 février se saisir de l’enquête ouverte à Marseille, après des soupçons de menaces contre le militant écologiste Amine Kessaci. Interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), le Pnaco a précisé s’être « saisi de cette enquête, diligentée en flagrance du chef de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée ».
Amine Kessaci, militant devenu symbole de la lutte contre le narcotrafic, avait été exfiltré jeudi soir avant un meeting à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) où il était venu soutenir le candidat d’une union de la gauche, Marc Pena, après une alerte.
Une enquête judiciaire a été ouverte et confiée à la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Marseille, a fait savoir à l’AFP une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. L’alerte serait venue d’une « simple information non vérifiée et non recoupée et pas matérialisée pour l’heure », ajoute cette source.
« Ce matin je me suis levé comme le 14 novembre, en me disant que je ne me tairai pas », a-t-il dit à l’AFP, en référence à l’assassinat de son jeune frère, Mehdi, le 13 novembre 2025. « Je veux dire toute ma détermination, toute notre détermination à tenir tête », a-t-il ajouté.
Vivant sous protection policière, le jeune militant écologiste, engagé avec le Printemps marseillais, coalition de partis de gauche et écologistes emmenés par le maire sortant Benoît Payan, a aussi reconnu qu’il pourrait être amené à « faire campagne autrement », à travers des « sollicitations presse » ou sur les réseaux sociaux.