Sur le papier, Steward Sorobo Budia avait tout à fait sa place au sein d’un comité chargé de préparer l’élection présidentielle au Soudan du Sud. Membre d’un petit parti d’opposition, il a fait partie des signataires de l’accord de paix de 2018, qui a mis fin à la guerre civile dans le pays. Il n’ignore rien des difficultés que pose l’organisation d’un scrutin dans un Etat qui n’en a jamais connu depuis son indépendance en 2011. Sa nomination, le 30 janvier, n’aurait dû surprendre personne. Seulement, Steward Sorobo Budia est mort depuis cinq ans.

La bourde n’a pas échappé aux médias et aux internautes sud-soudanais, qui se sont empressés de la relayer. Peu après la publication du décret officiel annonçant la nomination de feu M. Budia au comité de pilotage du « dialogue sur les questions électorales », la polémique s’est propagée sur les réseaux sociaux.

Dénonçant « une grave violation culturelle et spirituelle », la famille du défunt a réclamé aux autorités des « réparations ». « Cet homme vivait près du domicile du président, et le gouvernement a même participé aux frais de ses funérailles. Comment pouvait-il ignorer son décès ? », s’est ainsi indigné James Boboya, le fils, au micro du média local Eye Radio.

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