Les Ecologistes et l’union de la gauche vont-ils parvenir à se maintenir aux commandes de la mairie de Lyon ? Candidat à sa réélection, le maire sortant Grégory Doucet (Les Ecologistes) est en grande difficulté, face à Jean-Michel Aulas, candidat de la société civile allié à la droite et au bloc central. L’homme d’affaires, ancien président du club de football de l’Olympique lyonnais (OL), est donné très largement en tête des sondages d’opinion.
Ce duel, bipolarisé entre deux conceptions de la société, a tendance à invisibiliser les quatre autres candidats crédités, à ce stade, de 4 à 10 % des voix au premier tour. Mais le nouveau mode de scrutin, décidé par la réforme de la loi électorale Paris-Lyon-Marseille (PLM), complique les prévisions. A Lyon, les électeurs vont voter trois fois, et non pas deux, comme à Paris et Marseille. Ils vont élire leur maire d’arrondissement, celui de la mairie centrale et les conseillers de la métropole, seule collectivité intercommunale élue au suffrage universel en France.
Grégory Doucet bénéficie du soutien des composantes de sa majorité sortante, mais il peine à s’imposer, face à la notoriété de Jean-Michel Aulas. La gauche se présente fragmentée au premier tour, avec la candidature de la députée Anaïs Belouassa-Chérifi (La France insoumise, LFI), celle de l’ancienne adjointe à la culture Nathalie Perrin-Gilbert (sans étiquette et soutenue par le parti radical de gauche, PRG), et celle de Georges Képénékian, ancien maire de Lyon (2017-2018). Alexandre Dupalais, candidat de l’alliance entre les ciottistes (UDR) et le Rassemblement national (RN), pourrait faire revenir l’extrême droite au conseil municipal de Lyon.
Qui sont-ils, à quels défis font-ils face ? Le Monde présente les six principaux candidats de la municipale en 2026.