Je gagne 2 200 euros net par mois, en cumulant deux activités. Je suis à 70 % à l’hôpital public, en contrat à durée déterminée (CDD), pour un revenu de 1 350 euros net par mois, et je complète avec une activité de psychologue libérale, qui me rapporte environ 850 euros net par mois.

J’ai grandi à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine, une banlieue aisée, avec mes parents et mon grand frère. Mes parents gagnent bien leur vie – ma mère a un poste administratif à la Banque de France et mon père est commercial – mais à Sèvres et dans l’établissement catholique bourgeois où j’ai été scolarisée, ma famille détonnait. J’étais la seule de mes amis à vivre en appartement, dans un logement social. Mes parents, tous deux transfuges de classe, n’avaient pas de patrimoine ni toujours les codes sociaux des familles qui m’entouraient.

J’ai toujours été une bonne élève. Dans mon lycée privé, on nous poussait très tôt à réfléchir à notre orientation. J’étais assez perdue sur ce que je voulais faire. Je savais simplement que j’aimais ce qui touchait à l’humain et à sa compréhension : la sociologie, la psychologie, la philosophie. Lors d’un forum d’orientation organisé par mon école, après avoir discuté avec deux étudiantes de Psychoprat, une école privée de psychologie à Paris, rattachée à l’Institut catholique de Paris. J’ai décidé de passer le concours de cet établissement et j’ai été admise. J’ai d’abord envisagé de refuser pour des raisons financières : la formation dure cinq ans et coûte entre 6 000 et 7 000 euros par an. Mes parents m’ont encouragée à accepter. Ils ont financé l’intégralité de mes études, sans recourir à un prêt.

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