C’est dans un contexte inflammable que Jean-Luc Mélenchon a pris la parole, dimanche 15 février, à Montpellier, lors d’un meeting pour les municipales en soutien de sa candidate locale, Nathalie Oziol. La veille, Quentin D., un militant identitaire de 23 ans, est mort, victime d’affrontements entre militants antifascistes et d’extrême droite, en marge d’une conférence donnée à Sciences Po Lyon par l’eurodéputée La France insoumise (LFI) Rima Hassan, deux jours plus tôt.
Depuis lors, LFI est sous une pression intense, mise en cause par la droite et l’extrême droite. « C’est manifestement l’ultragauche qui a tué », a déclaré le ministre de la justice, Gérald Darmanin, dimanche, au Grand Jury RTL-Public Sénat-Le Figaro-M6, faisant écho aux propos de l’eurodéputée Marion Maréchal tenus la veille. « La milice de Mélenchon et LFI a tué », avait-elle écrit sur X. « Ce n’est pas la police qui tue en France, c’est l’extrême gauche », avait corroboré l’ex-ministre de l’intérieur Bruno Retailleau. Il est « impensable » que la gauche « cultive le moindre doute » sur une « possible alliance avec La France insoumise » à l’élection présidentielle de 2027, a estimé à son tour, lundi 16 février, l’eurodéputé et cofondateur de Place publique Raphaël Glucksmann, sur RTL.