Un recul net, mais pas de panique. Les marchés financiers européens ont ouvert lundi 2 mars sur des chutes marquées, à la suite de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran pendant le week-end, et à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei. Quarante-cinq minutes après l’ouverture, le CAC 40 perdait 1,9 %, le DAX 30, en Allemagne, 2,2 %, et le FTSE 100, au Royaume-Uni, 1 %. Plus tôt dans la matinée, les Bourses asiatiques avaient entamé le mouvement, avec un recul de près de 2 % pour l’indice Asia Dow, qui rassemble les différents marchés de la région.
La chute est la conséquence logique de l’envolée des prix de l’énergie. Le baril de brent, la référence en Europe, gagnait environ 10 % dans la matinée, frôlant 80 dollars (68 euros). Le prix du gaz s’envolait encore plus nettement, de 23 %, sur le cours néerlandais dit « TTF », la référence.
La flambée des prix de l’énergie reflète la situation dans le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et la péninsule arabique, où passe en temps normal près de 20 % du pétrole mondial et 25 % du gaz naturel liquéfié. Lundi matin, les passages de pétroliers étaient presque arrêtés. « Soixante navires » sous pavillon français ou qui appartiennent à des entreprises françaises sont par exemple bloqués « à l’intérieur du golfe Arabo-Persique », expliquait à l’AFP le délégué général d’Armateurs de France, Laurent Martens. Tous ont reçu une « consigne donnée par la marine nationale de se mettre à l’abri ».