Dans les capitales du Golfe, cibles de représailles massives de l’Iran depuis le début de l’offensive israélo-américaine contre la République islamique d’Iran, samedi 28 février, la sidération a laissé place au courroux. A l’unisson pour dénoncer une violation de leur souveraineté nationale, les pays du Conseil de coopération du Golfe ont affirmé, lors d’une réunion en visioconférence, dimanche soir, de leurs ministres des affaires étrangères, qu’ils prendront « toutes les mesures nécessaires pour défendre leur sécurité, leur stabilité et protéger leurs territoires, leurs citoyens et leurs résidents, y compris la possibilité de répondre à l’agression ».
Le scénario tant redouté par les monarchies du Golfe d’être entraînées dans la guerre qui oppose l’Iran à Israël et aux Etats-Unis s’est matérialisé. Confrontée à une guerre qui menace son existence même, après la mort du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, la République islamique d’Iran a choisi de régionaliser le conflit. Les souverains du Golfe sont confrontés à un choix cornélien entre la poursuite d’un dialogue avec l’Iran, qui a montré ses limites, et un plus grand alignement sur les Etats-Unis et Israël, qui risque de les exposer encore davantage aux représailles de la part de leur voisin à mesure que celui-ci s’enfonce dans le chaos.