Cela fait presque deux ans et demi qu’Amir Saleh est alité. L’homme de 42 ans, originaire de la ville de Gaza, a été blessé lors d’un bombardement israélien, une semaine après le début de la guerre d’anéantissement lancée par Israël le 7 octobre 2023, à la suite de l’attaque terroriste du Hamas contre le pays. Père de trois enfants, Amir Saleh a subi une amputation de la jambe gauche. Sa jambe droite, également touchée, ne cicatrise toujours pas malgré six opérations chirurgicales. « Je suis sur une liste d’évacuation depuis le début de la guerre pour recevoir une greffe osseuse à l’étranger, et j’avais l’espoir d’enfin sortir de Gaza pour être soigné », confie-t-il au téléphone, alors qu’Israël interdit l’accès de la presse étrangère à l’enclave palestinienne depuis vingt-neuf mois.

L’évacuation médicale d’Amir était prévue dimanche 1er mars, selon les autorités sanitaires de Gaza. Il figurait sur la liste de patients, transmise par l’Organisation mondiale de la santé et approuvée par les autorités israéliennes chargées de coordonner la sortie des malades vers l’Egypte, via le poste-frontière de Rafah. Mais, avec le déclenchement de la guerre conjointe avec les Etats-Unis contre l’Iran, le 28 février, l’Etat hébreu a décidé de fermer l’unique frontière reliant les Gazaouis au monde extérieur, de même que l’ensemble des points de passage entre Israël et l’enclave. Mardi 3 mars, celui de Kerem Shalom a été rouvert, « pour permettre l’entrée progressive de l’aide », mais les deux autres passages pour les marchandises et le poste de Rafah demeurent fermés.

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