Dans son écrin d’hiver, Schwäbisch Gmünd (Bade-Wurtemberg) pourrait servir de décor à un conte médiéval. Avec ses façades impeccables et ses boutiques pimpantes, la cité de 64 000 habitants au pied du Jura souabe semble baigner dans la même opulence tranquille qu’au XVe siècle, époque où elle était une place réputée de l’orfèvrerie et de l’argenterie. A l’ère industrielle, elle s’est spécialisée, avec succès, dans la mécanique de précision puis la sous-traitance automobile. Une incarnation de ce que le « modèle allemand » produit de mieux.

Pourtant, dans son bureau de l’hôtel de ville, le maire de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Richard Arnold, prévient d’emblée : les années fastes sont terminées. « Nous nous croyions inébranlables. Nous avons sous-estimé la violence du choc qui est en train de s’abattre sur nous. Nous sommes dans une crise systémique, qui ne fait que commencer », dit l’édile, donnant le ton d’une région atteinte dans ses fondements, alors qu’il s’apprête à renouveler son Parlement régional, dimanche 8 mars.

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