Dès la première prise de parole télévisuelle des parents de Christophe Gleizes, le 3 juillet, son beau-père, Francis Godard, avait évoqué le rêve d’un soutien public du champion du monde 1998 Zinédine Zidane. « Ce serait formidable qu’il s’engage dans ce combat », avait-il dit sur le plateau du « 20 Heures » de France 2. Ce coup de pouce en faveur de la libération du journaliste français, détenu depuis fin juin à Tizi Ouzou, en Algérie, ne s’est pas produit jusqu’ici.
Pour autant, le monde du football n’est pas resté insensible à la cause du reporter de So Press (So Foot, Society) condamné en appel, le 3 décembre, à sept ans de prison, notamment pour « apologie du terrorisme ».
La justice algérienne lui reproche d’être entré dans le pays avec un simple visa touristique alors que son activité requiert un visa de presse, mais surtout d’avoir eu des échanges avec des responsables du club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie, dont certains sont liés au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, classé par Alger en 2021 comme « organisation terroriste ». Contestant ces accusations, il a formé un pourvoi en cassation, dimanche 14 décembre. Une option à laquelle il pourrait renoncer si une grâce présidentielle lui était accordée.