« Face à Trump, l’Europe, le Canada et l’Amérique latine sont condamnés à naviguer entre désalignement, non-alignement et évitement »

Le dernier article de la charte du Conseil de la paix porté sur les fonts baptismaux par Donald Trump à Davos (Suisse), le 22 janvier, est consacré au sceau dont il devra se doter. Il devrait être de bon goût puisque la charte impose qu’il soit approuvé par son président, c’est-à-dire par le président des Etats-Unis. On ne prête jamais assez d’attention aux détails. Ce cachet officiel risque pourtant de peu servir.

Si on retranche les puissances arabes surtout intéressées par la renaissance encore lointaine de Gaza (l’ordre de mission initial de ce Conseil de la paix et présenté comme tel dans la résolution adoptée aux Nations unies en novembre 2025), la liste de pays qui ont décidé de le rejoindre, composée en bonne partie de régimes autoritaires ou de clients de Washington, en dit moins que celle de ceux qui ont décliné l’invitation.

Il est entendu que l’impotence de l’ONU, entretenue par certains des membres permanents du Conseil de sécurité, dont les Etats-Unis, explique la multiplication, ces dernières décennies, d’organisations ad hoc, qui l’ont encore plus affaiblie. Mais la prétention de Donald Trump à se substituer aux Nations unies avec son Conseil de la paix compte moins que l’effet repoussoir produit. Les pleins pouvoirs octroyés au président des Etats-Unis, et à lui seul, ne peuvent que décourager les meilleures volontés. Il faut souhaiter à ce « machin » le même avenir que le sommet des démocraties. Voulu avec des intentions louables par Joe Biden après son arrivée à la Maison Blanche, en 2021, on l’a oublié avant même qu’il ait disparu.

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