Une réunion entre le gouvernement et les groupes parlementaires du Parti socialiste, du camp présidentiel et de la droite, mais sans écologistes ni communistes, a démarré mardi 6 janvier à Bercy en fin d’après-midi pour avancer vers un budget 2026.

« Le groupe Ecologiste et social le dit clairement : ce ne sont pas des réunions à Bercy qui remplaceront le travail parlementaire. Nous mènerons le combat en commission et en séance à l’Assemblée nationale, avec détermination, pour défendre un budget de refondation écologique et sociale », affirment-ils dans un communiqué en regrettant que le gouvernement n’ait pas fait le choix de « présenter un nouveau budget » après l’échec des discussions sur le projet de loi de finances (PLF) à la fin de 2025.

Le groupe GDR (communistes et ultramarins) ne se rendra pas non plus à l’invitation de la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, et du ministre de l’économie, Roland Lescure, avait annoncé mardi matin son président, Stéphane Peu. Les députés GDR ne souhaitent pas « créer l’illusion qu’il y aurait dans [leur] groupe, ne serait-ce que la plus petite espérance de [les] voir [s’]abstenir ou encore moins voter pour [ce] budget », a-t-il souligné lors de la conférence de presse de son groupe.

Le ministre de l’économie, Roland Lescure, s’est félicité devant la presse de la reprise des discussions. « On croit que c’est encore possible de donner un budget à la France, le plus vite possible. Et on n’est pas les seuls, puisque vous le savez, un certain nombre de groupes parlementaires ont accepté de participer », a-t-il déclaré à la presse. La réunion « durera le temps qu’il faudra, et le gouvernement souhaite qu’elle dure (…) pour être utile au compromis », a ajouté la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin.

Bercy avait annoncé lundi avoir invité les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée, hors La France insoumise et le Rassemblement national, pour une réunion de travail destinée à tenter de lever « les principaux points de blocage identifiés lors de la commission mixte paritaire » du 19 décembre. Ce conclave réunissant sept sénateurs et sept députés s’est soldé par un échec, les représentants des deux chambres actant rapidement l’impossibilité d’un accord.

Le projet de loi de finances est donc de retour à l’Assemblée pour une nouvelle lecture. La commission des finances en débattra jeudi et vendredi, avant que le texte n’arrive dans l’Hémicycle à partir du 13 janvier, théoriquement jusqu’au 23 janvier.

Seul des groupes de gauche à se rendre à l’invitation des ministres, le Parti socialiste (PS) a rappelé mardi ses exigences en matière de justice fiscale, de pouvoir d’achat, de défense des services publics et de transition écologique. Le PS souhaite une hausse de neuf milliards d’euros des recettes, pour augmenter d’autant les dépenses, a affirmé le député Romain Eskenazi lors de la conférence de presse de son groupe.

Interrogé sur l’utilisation éventuelle par le premier ministre de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour pallier l’absence de majorité à l’Assemblée, M. Eskenazi a affirmé que le PS n’avait « pas de position de principe sur le 49.3 », appelant dans ce cas à la négociation d’un « pacte de non-censure » comme cela avait été fait au début de 2025 avec l’ancien premier ministre, François Bayrou.

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