Quand Bruno Retailleau était le fidèle numéro deux de Philippe de Villiers au conseil général de Vendée, dans les années 1990-2000, ce fils d’un négociant en grains servait d’interlocuteur privilégié aux entrepreneurs locaux. Alors, à l’heure de dévoiler à la presse son programme économique, intitulé « Travail gagnant », mercredi 7 janvier, le président du parti Les Républicains (LR) cite en exemple son département (« celui avec le plus grand nombre d’entreprises par habitant ») et rappelle son goût pour la matière. « Celles et ceux qui me connaissent d’avant le ministère savent que l’économie reste ma langue maternelle », avance-t-il.

Ce ministère, c’est celui de l’intérieur, quitté avec perte et fracas le 12 octobre 2025, après un an à occuper l’espace de la lutte contre l’insécurité, l’immigration ou le communautarisme. Si son passage par Beauvau a propulsé le sexagénaire en phénomène politique tardif, il l’a aussi enfermé dans cet espace régalien.

« Il a de vraies convictions sur l’économie, mais ce n’était pas facile de les exprimer depuis Beauvau », concède l’un de ses proches, Othman Nasrou, secrétaire général de LR. Les exprimer avant de les porter ? Dans son entourage, la question n’est plus de savoir si, mais quand le sénateur annoncera sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Certains proches le pressent de se lancer avant les municipales, en mars.

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