Avis de tempête au LEEM, la fédération des entreprises du médicament en France. Le syndicat professionnel représentant les sociétés pharmaceutiques opérant dans l’Hexagone, qui compte parmi ses adhérents l’ensemble des plus gros laboratoires mondiaux, vient d’être lâché, jeudi 8 janvier, par plusieurs de ses membres tricolores, parmi lesquels les poids lourds français du secteur.
Sanofi mais aussi les laboratoires Ipsen, Pierre Fabre, Théa, LFB et Guerbet ont fait le choix de quitter l’organisation, jugeant que leurs intérêts n’y étaient plus représentés à la hauteur de leurs attentes. Ces derniers ont officiellement acté la rupture jeudi 8 janvier après-midi, lors d’une réunion exceptionnelle du conseil d’administration du LEEM. Aux racines de ce divorce : le manque d’« agilité » de l’organisation professionnelle.
Avec environ 280 entreprises adhérentes, allant de la PME à la multinationale, et dont les positionnements stratégiques et les modèles économiques divergent, les laboratoires démissionnaires estiment que les voies de compromis et de synthèse au sein de la fédération, compte tenu du nombre et de l’hétérogénéité de ses membres, sont devenues trop minces, alors même que l’équilibre mondial du secteur est en pleine mutation sous l’effet combiné des politiques menées aux Etats-Unis et en Chine.