Pantalon noir, veste croisée cramoisie à boutons dorés et grand collier de perles autour du cou : c’est dans cette tenue que Bilel Ben Ahmed, 32 ans, a raccroché les gants pour son dernier défilé – pour la marque japonaise Doublet – un dimanche de septembre 2025, dans un ravissant jardin partagé du nord de Paris, après sept années de mannequinat.
Il a laissé derrière lui les pubs Levi’s, A.P.C. ou Lanvin, les défilés Marni, Lemaire ou Burç Akyol, les moues boudeuses dans les pages des magazines et les cinq agents qui le cornaquaient, à Paris, Berlin, Rome, Madrid et Tokyo. Du 16 au 25 janvier, il suivra les fashion weeks homme de Milan et de Paris de loin, sans fouler les podiums.
Bilel Ben Ahmed a changé de vie : depuis quatre mois, l’ex-mannequin, diplômé en droit pénal et droit des affaires, exerce comme avocat au barreau de Luxembourg. « Plus les mêmes shoots [shootings] mais toujours en robe », blague-t-il sur Instagram, son portrait en robe d’avocat à l’appui, lui à qui stylistes et créateurs ont souvent fait enfiler jupes, toges et même robe de princesse.