Ils ont passé le cap Horn (Chili) juste avant le coucher du soleil samedi 10 janvier (dans la nuit de samedi à dimanche, à Paris). Le dernier des trois caps majeurs de leur tour du monde à la voile, en équipage, sans escale et sans assistance. Et, au moment où Thomas Coville et son équipage du maxitrimaran Sodebo (Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel) amorcent la remontée de l’Atlantique, ils disposent de 10 h 59 d’avance sur l’actuel détenteur du Trophée Jules Verne, Francis Joyon. C’est à 1 h 47, à Paris, que l’Ultim (multicoques de 32 mètres) a doublé la pointe sud du continent américain, établissant une nouvelle référence pour la traversée du Pacifique : 7 j 12 h 12 – la précédente de 7 j 15 avait été établie par François Gabart en 2017).

Mais au-delà de la performance, le passage du cap chilien revêtait bien plus pour l’équipage de Sodebo, parti le 15 décembre au large d’Ouessant (Finistère). « C’est tout ce qui s’est passé avant qui vient de se libérer et qui crée une émotion individuelle et collective », a expliqué Thomas Coville dans un message audio relayé par son équipe. Lui est un habitué de la zone, qu’il a déjà franchie à douze reprises, mais pour ses six partenaires la nuit de dimanche fut une grande première. Les sept hommes se sont ainsi tous retrouvés sur le filet du trimaran pour vivre ce moment.

« C’est la sortie du tunnel des mers du Sud et le retour dans des conditions plus clémentes. Personnellement, c’est la première fois que je vais aussi loin dans un tour du monde sans escale ! », s’est réjoui Benjamin Schwartz, cité dans un communiqué de l’équipe. « Dépasser le cap Horn, c’est à la fois très symbolique et très satisfaisant. On quitte le Pacifique, le froid et on revient dans l’Atlantique, un environnement qu’on connaît mieux, qui a quelque chose de rassurant, a abondé Léonard Legrand. C’est vraiment incroyable. Il y a peu de marins qui l’ont réalisé et encore moins en étant en tête sur le record du Trophée Jules Verne. »

Désormais dans la remontée vers Ouessant, les marins n’ont plus qu’un objectif : faire mieux que les 40 j 23 mis par Francis Joyon et son équipage en 2017 pour boucler leur tour du monde et mettre la main sur le Trophée Jules-Verne. Au passage du cap Horn, Thomas Coville et les siens en étaient à 2  j 4 h 46 de navigation. Pour battre le record, il doit recouper la ligne avant le 25 janvier à 20 h 31 (heure de Paris).

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