Les navires chinois, iraniens, russes et émirati sont chacun à leur tour arrivés au port de Simon’s Town, la plus importante base navale sud-africaine, proche du Cap. Ils y ont entamé, samedi 10 janvier, avec des bâtiments sud-africains des exercices militaires inédits non par leur ampleur, plutôt restreinte, mais par leur dénomination. Il s’agit en effet des premières manœuvres militaires organisées sous le label des « BRICS + », le groupe de grands pays économiquement plus ou moins émergents mais surtout non alignés derrière les Etats-Unis et qui se retrouvaient initialement plutôt pour parler coopération commerciale.
Ces exercices, baptisés « Will for Peace 2026 » (Volonté de Paix 2026), qui devaient durer jusqu’au 16 janvier, avaient été annoncés sous l’estampille des BRICS à la fin du mois de décembre 2025 par l’armée sud-africaine. Celle-ci prenait bien soin de préciser qu’ils sont « menés par la Chine », pour faire comprendre que Pékin et non Pretoria a envoyé les invitations.
L’acronyme BRICS, utilisé pour la première fois en 2001 par le banquier de Goldman Sachs Jim O’Neill, associe cinq pays – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Ces derniers se sont depuis largement approprié cette formule leur donnant l’image de champions en devenir. A l’initiative notamment de la Chine, le groupe qui se caractérise essentiellement par l’organisation de sommets réguliers a été élargi depuis 2023 à d’autres pays : l’Egypte, l’Iran, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Ethiopie et l’Indonésie.