En abandonnant au troisième tour du tournoi WTA 1000 de Pékin, le 29 septembre, Loïs Boisson se doutait-elle que sa convalescence l’éloignerait aussi longtemps des terrains ? La joueuse de 22 ans s’était alors déchiré le quadriceps gauche, blessure dont elle n’est toujours pas remise à 100 % et qui l’a contrainte à annoncer, lundi 12 janvier, son forfait pour l’Open d’Australie (du 18 janvier au 1er février), premier tournoi du Grand Chelem de l’année.
« Aller en Australie et jouer l’Australian Open a toujours été un de mes rêves depuis toute petite. J’ai fait le maximum pour être prête dans les temps mais je sais aussi que vouloir brûler les étapes, se précipiter peut nuire à mon corps et à ma santé sur le long terme, écrit la 36? joueuse mondiale dans une publication sur son compte Instagram. C’est pour cela que nous avons pris la décision de ne pas participer à l’Open d’Australie, d’avoir une vision à long terme pour pouvoir être prête à 100 % pour démarrer cette saison 2026. »
La Dijonnaise avait prévu de refaire son apparition sur les courts mi-décembre, lors des tournois d’exhibition de Bourg-de-Péage (Drôme) et de Caen (Calvados), puis début janvier, pour la United Cup de Perth (Australie). A chaque fois, insuffisamment remise, elle avait dû revoir ses délais et repousser son retour à la compétition, après une année 2025 au cours de laquelle elle s’était révélée au grand public.
Demi-finaliste à Roland-Garros, Loïs Boisson avait ensuite remporté son premier titre à Hambourg (Allemagne), en juillet, sur le circuit WTA. Cette réussite soudaine, légèrement entachée par son élimination au premier tour des qualifications de Wimbledon et au premier tour de l’US Open, est donc ralentie par ses problèmes à la jambe gauche. « Je vis une période très compliquée depuis plusieurs mois, une période difficile mentalement et physiquement, ces blessures qui m’empêchent d’être là où j’aimerais être et faire ce que j’aime le plus », confie-t-elle dans le message publié sur Instagram.
Déjà longtemps éloignée des courts en 2024 après sa rupture des ligaments croisés du genou gauche, Loïs Boisson avait su revenir après de longs mois et réaliser, dans la foulée, la meilleure saison de sa jeune carrière. Combative, la Française veut désormais « accepter, apprendre et se relever plus forte et grandie », sans s’avancer pour autant sur la date de son retour à la compétition.