La promesse d’Emmanuel Macron, pendant la campagne présidentielle de 2022, de sauvegarder le droit à une information libre et indépendante, et de garantir le pluralisme, peut-elle être tenue ? Après la présentation de son rapport, en 2024, les Etats généraux de l’information (EGI) n’ont toujours pas de traduction législative concrète, et les contributeurs s’impatientent. « La déception est d’autant plus grande lorsqu’on compare la vibrante lettre de mission du président de la République et son atterrissage, inexistant à date », constate Elsa Da Costa, directrice générale de l’ONG Ashoka France, qui faisait partie de l’un des groupes de travail des EGI.

Un projet de loi EGI est dans les tuyaux, mais il tarde à être présenté. Après une relecture du Conseil d’Etat en novembre 2025, son passage en conseil des ministres doit avoir lieu d’ici à la fin janvier ou au début de février, selon le ministère de la culture. Le texte doit s’articuler autour de quatre thématiques : la confiance dans les médias, leur indépendance, leur modèle économique, et le pluralisme.

Conscients du blocage politique dans lequel se trouve le Parlement depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, en juin 2024, plusieurs participants aux EGI espèrent néanmoins que la présentation en conseil des ministres ne sera pas différée une nouvelle fois. Selon eux, la probabilité que le projet de loi aille au bout de son chemin avant l’élection présidentielle se réduit de mois en mois, tandis que la situation des médias continue de se dégrader. « Chaque jour qui passe est un raté qui a des conséquences sur l’économie des médias et la démocratie », alerte Elsa Da Costa.

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