Pour le directeur de l’Institut français des relations internationales, Thomas Gomart, auteur de Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux (Tallandier, à paraître le 22 janvier), le président américain, en dépit de ses accents néo-impérialistes, acte, avec l’intervention militaire au Venezuela, la rétraction des Etats-Unis à l’échelle globale en se concentrant sur leur contient. Alors que l’Europe peureuse se fige dans la « prosternation » face à Donald Trump, seul le pape incarne, observe l’historien, une opposition à l’administration américaine en quête de bénédiction chrétienne, dans une sorte de réédition de la dialectique du pape et de l’empereur.

Ce que le président américain montre à la fois aux Occidentaux, à Vladimir Poutine et à Xi Jinping, c’est sa capacité de passage à l’acte, de manière extrêmement spectaculaire. Donald Trump est ici davantage en phase avec Vladimir Poutine qu’avec les Européens : il acte le retour des sphères d’influence comme principe structurant des relations internationales, au détriment d’un principe de régulation par le droit international.

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