Plus qu’un match avant d’oser broder une deuxième étoile sur le drapeau. Le Maroc est en finale de « sa » Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui s’achève, dimanche 18 janvier, au stade Moulay-Abdellah, à Rabat. Les Lions de l’Atlas affrontent une sélection redoutable, qui n’a jamais douté ni tremblé tout au long du tournoi : le Sénégal. Cette affiche est la promesse d’une grande soirée de football entre les deux meilleures équipes du continent.
« C’est chose faite », a déclaré, visiblement soulagé, Walid Regragui, le patron de l’équipe marocaine, en conférence de presse, la veille de l’ultime confrontation du tournoi. Pour lui, cette finale est déjà « historique ». La dernière remonte à 2004, perdue face à la Tunisie (2-1). Le sélectionneur s’en souvient bien. Il met d’ailleurs en garde ses joueurs : ne pas attendre d’avoir son âge – 50 ans – et d’être devenu entraîneur pour vivre une autre finale, assis sur un banc. « Ne répétez pas la même erreur, gagnez une CAN, a-t-il confié. C’est la seule chose que je peux faire passer comme message. »
Ces cinquante ans ont pris un sens particulier depuis le début de la compétition et résonnent chez beaucoup de Marocains, petits et grands : le 14 mars 1976, dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, les Lions remportaient pour la première fois la Coupe d’Afrique face à la Guinée. L’unique sacre. Il y a bien eu trois demi-finales, dont celle de 1988, à domicile ; mais le trophée doré échappe à cette sélection depuis un demi-siècle. L’équipe a collectionné les éliminations précoces, décevantes et peu glorieuses, comme lors de la CAN 2024, en Côte-d’Ivoire, où elle a été balayée par l’Afrique du Sud (2-0), en huitièmes de finale.