De même qu’on ne s’est pas souhaité « bonne année » le 1er janvier, à Kiev, on ne se souhaite guère, ces temps-ci, « bonne nuit ». Il y a des expressions qui ne résistent pas à l’épreuve de la guerre. Car les nuits sont rarement plaisantes, dans une capitale ukrainienne pourtant éloignée du front. Les alertes et les tirs de la défense anti-aérienne empêchent les habitants de fermer l’œil. Et les attaques russes quotidiennes forcent les Kiéviens à devoir survivre sans électricité, à la lueur des bougies et, souvent, sans chauffage, alors que les températures avoisinent les ? 15 °C.

Depuis l’échec de la Russie à conquérir Kiev, en 2022, Moscou a adopté une politique de la terreur, avec tirs de missiles balistiques et de drones contre les villes et les populations civiles. L’année 2025 fut d’ailleurs à cet égard, sur l’ensemble du pays, la plus meurtrière, selon l’ONU, depuis 2022. Un constat qui est peut-être aussi un message adressé par Moscou au président américain, Donald Trump, qui affirme depuis un an croire en une volonté du dirigeant russe, Vladimir Poutine, de mettre fin à la guerre.

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