Bien qu’elle avait été annoncée à l’habituelle conférence de presse des Patriotes pour l’Europe organisée mardi 20 janvier au Parlement européen, à Strasbourg, la vice-présidente du groupe et eurodéputée hongroise Kinga Gal ne s’est finalement pas présentée aux côtés de Jordan Bardella. Cette membre du Fidesz, le parti du premier ministre Viktor Orban, n’a ainsi pas eu à écouter le discours flamboyant du Français, président du groupe d’extrême droite, qui a fermement condamné « la logique de vassalisation » imposée par Donald Trump sur le Groenland et le risque de « grave précédent » que constituerait une annexion américaine du territoire autonome danois. M. Bardella a ajouté que « l’Union européenne [UE] n’a pas le droit de se taire ».
En revanche, ses alliés de groupe, si. Le Fidesz n’a en effet pas dit un mot sur le Groenland à Strasbourg pendant la session démarrée lundi 19 janvier. Les Hongrois ont-ils au moins entendu le discours de leur allié du Parti du peuple danois, l’eurodéputé Anders Vistisen, qui a carrément demandé en plein hémicycle à Donald Trump « d’aller se faire foutre » ? Difficile à dire, tant la ligne décidée par Viktor Orban est de faire profil bas sur ce sujet. En dépit des menaces du président américain sur le Groenland, le Hongrois continue de l’admirer et espère qu’il viendra chez lui le soutenir avant les législatives prévues le 12 avril. Le ministre des affaires étrangères hongrois, Peter Szijjarto, a évacué, lundi, les questions sur le sujet du Groenland en affirmant qu’il « ne relevait pas de l’UE ».