En Corse, il est une vieille croyance qui prévaut toujours au sein d’une partie de la population, affirmant que les mafieux contribuent, à leur manière, à la sécurité en régulant la violence, au même titre que l’Etat. C’est un tort et la mort par balles, le 15 février 2025, de Chloé Aldrovandi, une étudiante, tuée à la place de son petit ami à Ponte-Leccia (Haute-Corse), a, de nouveau, prouvé le contraire. Selon les éléments auxquels Le Monde a eu accès, l’un des mis en examen dans cette affaire, qui a choqué la Corse entière, a même permis à la justice de faire un lien direct entre cet assassinat et le conflit ancien opposant deux clans historiques du milieu corse.

Lucas Sabiani, poursuivi, mi-décembre 2025, pour avoir caché dans un box à Calvi (Haute-Corse) le véhicule des tueurs, a nié devant les enquêteurs avoir eu connaissance de la préparation de cet homicide. Il a néanmoins révélé que c’était « Jean-François Mattei » qui lui avait demandé de réceptionner la voiture volée à Marseille. « Je pense, a-t-il ajouté, que cela vient des problèmes entre les familles Mattei et Costa », qualifiant ce conflit de « folie meurtrière ». En juin, il avait également été mis examen pour avoir dissimulé un autre véhicule utilisé pour l’assassinat, le 10 janvier 2025, de Camille Orsoni, un autre membre du clan Costa, toujours à la demande de Jean-François Mattei, selon son récit.

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