La Cour internationale de justice (CIJ) est plongée depuis le 12 janvier dans le récit des massacres de la minorité musulmane rohingya. Une procédure déclenchée en 2019 par la Gambie, qui, avec le soutien de l’Organisation de la conférence islamique, a saisi la plus haute instance judiciaire de l’ONU contre la Birmanie, l’accusant de violer la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.

Au cours de ces audiences, les avocats de la Gambie ont raconté aux quatorze juges le détail de ce que leur pays décrit comme une opération de nettoyage ethnique conduite par l’armée birmane lors de l’été 2017, en représailles aux attaques de l’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan, groupe extrémiste de défense de la minorité musulmane, discriminée depuis des décennies. C’était « une opération antiterroriste », s’est défendue la Birmanie. « Un génocide », rétorque la Gambie, dont les avocats ont évoqué le traitement réservé par la Tatmadaw, l’armée birmane, aux femmes et aux enfants, preuve d’une « intention » génocidaire : celle de détruire le groupe des Rohingya. La monumentale salle d’audience du palais de la Paix, à La Haye, où siège la Cour, a résonné pendant quatre jours des mots « mutilations », « démembrements », « décapitations ».

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