Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry ne pouvaient pas rêver meilleur départ. Pour la première des deux épreuves de danse sur glace aux Jeux olympiques (JO) de Milan-Cortina 2026, qui s’est déroulée lundi 9 février, le couple de Français a épaté le jury et le public de la patinoire milanaise. Au point de terminer premier, avec un score de 90,18 points, devant le couple d’Américains, favori de la compétition, composé de Madison Chock et Evan Bates (89,72 pts).
Pour la première fois depuis la formation de leur binôme, les deux Tricolores ont battu leurs homologues américains en réalisant leur meilleure performance de l’hiver. Pour tenter de conserver son titre olympique, qu’il avait remporté à Pékin (Chine) en 2022 avec Gabriella Papadakis, Guillaume Cizeron et sa nouvelle partenaire de compétition devront de nouveau briller, mercredi 11 février, lors du programme libre au terme duquel sera dévoilé le classement final de l’épreuve.
La performance des deux patineurs a conclu de bien belle manière une journée frustrante pour le clan tricolore. Trois jours après la cérémonie d’ouverture, où il était porte-drapeau de la délégation française avec Chloé Trespeuch, Clément Noël a en effet perdu son sourire. Lundi, il participait à sa première épreuve de cette édition, sur le Stelvio, à Bormio (Italie), en binôme avec Nils Allègre, pour le combiné de ski alpin par équipes. Une épreuve loin de se résumer à une simple répétition avant le slalom individuel, lundi 16 février, où il tentera de conserver son titre acquis à Pékin il y a quatre ans.
Le skieur de 28 ans espérait entrer dans l’histoire, en montant sur le premier podium de cette compétition ajoutée au programme des JO cette année. Finalement, le Suisse Franjo von Allmen, récent champion olympique de la descente, a été sacré avec son coéquipier Tanguy Nef devant les Autrichiens Vincent Kriechmayr et Manuel Feller, deuxièmes à égalité avec d’autres Suisses, Marco Odermatt et Loïc Meillard, reléguant le duo Noël-Allègre à la 5e place. Maxence Muzaton avec Paco Rassat et Steven Amiez avec Nils Alphand, les deux autres paires tricolores alignées sur l’épreuve, ont terminé respectivement 15e et 16e, après de belles performances sur le slalom.
En début de soirée, la délégation française a soudainement vibré, de manière inattendue, pour Valentin Foubert en saut à ski. Avant ses premiers JO d’hiver, le Tricolore n’était jamais monté sur un podium mondial et envisageait, au mieux, d’intégrer le top 10 de l’épreuve de tremplin normal à Predazzo. Mais après avoir réalisé le deuxième meilleur saut de la première manche, celui qui s’entraîne à Courchevel (Savoie) s’est pris à rêver de médaille olympique. En vain. Sa 5? place, à 23 ans seulement, est tout de même prometteuse en vue des JO 2030 dans les Alpes françaises.
En hockey sur glace, les joueuses de l’équipe de France n’ont pas réalisé d’exploit. Défaites en prolongation par l’Allemagne (1-2), les Bleues ont concédé un quatrième revers en quatre matchs et quittent le tournoi olympique, qu’elles disputaient pour la première fois de leur histoire, sans parvenir à se qualifier pour les quarts de finale.
En ski acrobatique slopestyle, le scénario qui s’était dessiné à Pékin, en 2022, s’est reproduit : la Suissesse Mathilde Gremaud a pris le meilleur sur ses concurrentes, comme il y a quatre ans, dont la Chinoise Eileen Gu. Deuxième derrière cette dernière après le premier run, la championne olympique en titre a tout renversé avec un deuxième passage de très grande qualité, obtenant la note de 86,96.
Mathilde Gremaud a alors dépassé Eileen Gu, qui avait remporté deux médailles d’or à Pékin mais pas en slopestyle, où elle s’était contentée de l’argent, comme lundi avec son score de 86,58. Seule l’identité de la médaillée de bronze a évolué entre 2022 et 2026 : la Canadienne Megan Oldham a terminé sur la plus petite marche du podium, à près de dix points des deux premières du classement (76,46).