L’ex-ministre et ambassadeur britannique Peter Mandelson a été arrêté et interrogé, lundi 23 février, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de transfert d’informations sensibles au financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

« Les policiers ont arrêté un homme de 72 ans pour soupçons de manquement dans l’exercice de fonctions officielles », a rapporté la police dans un communiqué, sans préciser l’identité du suspect, comme c’est d’usage au Royaume-Uni. La BBC et Sky News ont montré des images de Peter Mandelson, 72 ans, quittant son domicile du centre de Londres, accompagné d’un homme et d’une femme qui l’ont escorté jusqu’à une voiture banalisée. Il a été « remis en liberté sous caution dans l’attente de la poursuite de l’enquête », a fait savoir, mardi matin, la police qui n’a toujours pas révélé son nom.

Cette arrestation de celui qui fut une figure du Labour survient quatre jours après l’arrestation d’Andrew Mountbatten-Windsor. Le frère du roi Charles III est, lui aussi, soupçonné d’avoir transmis des informations au pédocriminel américain lorsqu’il était représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce, de 2001 à 2011. L’ex-prince Andrew avait été remis en liberté après avoir passé plusieurs heures en garde à vue, jeudi.

La police londonienne avait rapporté, le 3 février, avoir ouvert une enquête criminelle contre Peter Mandelson, soupçonné d’avoir transmis des informations financières sensibles à Jeffrey Epstein, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement (travailliste) de Gordon Brown, de 2008 à 2010. L’affaire a aussi mis sous pression le premier ministre (travailliste) Keir Starmer, critiqué pour avoir nommé Peter Mandelson ambassadeur aux Etats-Unis en 2024 alors qu’il savait qu’il avait été proche du pédocriminel américain.

Trois jours plus tard, la police avait annoncé perquisitionner deux résidences de Mandelson, dans l’arrondissement de Camden, à Londres, et dans le Wiltshire (sud-ouest de l’Angleterre).

Ces développements ont fragilisé le gouvernement de Keir Starmer, accusé d’avoir nommé fin 2024 Peter Mandelson ambassadeur à Washington, alors même qu’il savait que l’ex-ministre était resté proche de Jeffrey Epstein après sa condamnation pour crimes sexuels.

Keir Starmer, qui avait déjà rappelé Peter Mandelson en septembre 2025, a depuis présenté ses excuses, notamment aux victimes de Jeffrey Epstein, et son chef de cabinet comme son directeur de la communication ont démissionné.

Le gouvernement s’est, quant à lui, engagé à publier tous les documents liés à la nomination et à la révocation de Peter Mandelson. Une première tranche devrait être publiée début mars, a indiqué un membre du gouvernement, lundi.

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