Dimanche 1er mars, les Iraniens se sont réveillés dans l’incrédulité. Ceux qui abhorraient la République islamique peinaient à croire que le Guide suprême, Ali Khamenei, 86 ans, à la tête du pays depuis trente-sept ans, avait été tué, la veille, dans des frappes israélo-américaines. Pour les partisans du régime, les larmes ne suffisaient pas à exprimer la perte de leur « leader ».
Dans la nuit de samedi à dimanche, alors que les déclarations israéliennes, puis américaines, confirmaient la disparition d’Ali Khamenei, des Iraniens hostiles au régime ont crié leur joie depuis leurs fenêtres et scandé des slogans tels que « A bas le dictateur ! » ou « Vive le roi ! », en référence à Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, renversé par la révolution islamique, en 1979. Les plus audacieux sont descendus dans les rues, dansant et klaxonnant pour célébrer l’événement.
A 5 heures du matin, heure locale, la télévision d’Etat a confirmé, dans une édition spéciale, la mort du Guide. Ses partisans, vêtus de noir, se sont alors rassemblés sur les grandes places de Téhéran et d’autres villes, comme Ispahan, pour commencer leur deuil.