Dans l’abri, au premier sous-sol, de cet immeuble modeste de Tel-Aviv, une poignée d’habitants viennent de se réfugier, dimanche 1er mars, alors que sonnent les alertes prévenant de l’imminence de l’arrivée des missiles iraniens. Une vieille radio hertzienne a été accrochée à un mur, qui donne des informations en continu, dans l’hypothèse où les téléphones ne passeraient plus.
La conversation, détendue, porte sur les meilleures façons de monter un dossier d’assurance pour les appartements endommagés lors d’une frappe iranienne. Mais elle doit s’interrompre parce que les sirènes sonnent de nouveau, indiquant qu’il reste 90 secondes avant l’éventuel impact, et qu’une vingtaine de personnes supplémentaires viennent se serrer, en urgence, dans la pièce, désormais fermée par une impressionnante porte blindée.