Un soutien verbal, c’est tout ce que Vladimir Poutine a pu accorder à ses alliés, le Syrien Bachar Al-Assad, le Vénézuélien Nicolas Maduro et, désormais, l’Iranien Ali Khamenei, qu’il a vu tomber de leur piédestal, les uns après les autres, sans avoir pu lever le petit doigt pour les défendre. Dans une lettre de condoléances adressée dimanche 1er mars à son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, le président russe rend un hommage vibrant au Guide suprême disparu, « un homme d’Etat exceptionnel, qui a apporté une énorme contribution personnelle au développement des relations amicales entre la Russie et l’Iran, les élevant au niveau d’un partenariat stratégique global ».
Dénonçant une « violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international », M. Poutine s’est gardé toutefois de faire la moindre allusion aux Etats-Unis dans sa missive, tant il apparaît soucieux de ne pas heurter le président américain, Donald Trump, sur lequel il compte pour appuyer ses objectifs dans le cadre des négociations avec l’Ukraine.