Il travaille à l’ancienne, dans son studio de L’Ile-Saint-Denis, commune de Seine-Saint-Denis dont la pointe sud est occupée par un palais des sports qui accueillit jadis des cadors internationaux, Pink Floyd, Led Zeppelin, Bruce Springsteen, Queen. Ou français comme Téléphone. Arthur Fu Bandini a d’ailleurs un faux air de Jean-Louis Aubert en ses jeunes années, et les photos aux murs de son lieu de travail marquent son attachement à la chanson rock française – Serge Gainsbourg, Jacques Higelin, Alain Bashung –, autant qu’à la littérature – Charles Baudelaire, Antonin Artaud, William S. Burroughs…
Pour autant, la nostalgie (camarade), très peu pour lui, même si comme Gainsbourg, il met du reggae, ou plutôt du dub, sa version remixée et instrumentale, dans ses rimes. Né en 1992, le trentenaire a en effet intitulé Ça n’a jamais été mieux avant les deux mini-albums de sept titres, chacun déclinés en deux volumes, qu’il a fait paraître en autoproduction en février et novembre 2025. Le mot d’ordre est scandé dans Retrouver le soleil (« entre poussière d’étoiles et poudre à canon ») et repris dans le rockabilly furieux de Nos cœurs font du freejazz.